Les défis d’une autre agriculture : agriculture biologique et permaculture

Les défis d’une autre agriculture : agriculture biologique et permaculture

L’avantage d’être de retour en Europe, c’est de pouvoir regarder les documentaires sur Arte !

Si vous vous intéressez à l’agriculture, vous savez que nous atteignons les limites de notre système actuel. Il n’est plus tenable.

Arte consacre un documentaire à ce sujet que je vous conseille fortement. Il dépeint le portrait d’un agriculteur « conventionnel » vers le bio, d’un agriculteur expérimentant une réduction des méthodes chimiques et l’impact sur ses terres, et du couple ayant popularisé la permaculture en France : Perrine et Charles Hervé-Gruyer.

Le sujet de l’agriculture me touche particulièrement. Tout d’abord, par mon histoire, ayant grandi au milieu des champs, de son impact sur la santé (que ce soit pour l’agriculteur ou pour le consommateur), et de l’urgence sanitaire qui approche. La perception actuelle de l’agriculture est dramatique : le paysan est mal considéré, les liens entre producteurs et consommateurs sont distendus, voire inexistants, la valeur marchande est constamment tirée vers le bas.

Dernièrement, j’ai lu divers recueils dont, Permaculture, de ces mêmes Perrine et Charles Hervé-Gruyer. C’est un livre que je conseille à tous et qui a fortement changé ma conception de l’agriculture. Je retrouve dans ce reportage ce qui fait la force de ce livre et la puissance du concept de la permaculture. L’agriculture biologique monoculture ne permet pas d’atteindre un coût de productivité optimal pour faire vivre l’agriculteur tout en respectant les sols et la nature. A l’inverse, le concept de la permaculture apporte un sens pragmatique et empirique fondé sur l’observation de la nature. C’est en quelque sorte une science de l’observation.

L’agriculteur en transition vers le bio fait peine à voir quand on compare à la richesse du jardin du Bec-Hellouin. On ne lui donne que peu de chance de réussite s’il continue sur cette voie. Certes, l’idée de faire du bio est bonne, mais l’exécution doit être repensée.

Le concept de la permaculture est porteur d’espoir mais sa principale faiblesse à mon sens est le niveau de connaissance à acquérir. Les plants doivent être choisis selon leurs voisins et une multitude d’autres facteurs. Rien d’insurmontable, mais plus compliqué qu’un champ de monoculture, n’est-ce pas ? Je crois fortement que la démocratisation de la permaculture viendra par une simplification des concepts de base et la création d’une sorte de « kit du débutant ». L’expérimentation, les formations, et la construction de communautés locales et en ligne, permettront, aux agriculteurs mais aussi aux particuliers, de comprendre et d’appliquer les principes de la permaculture sur leurs terres. Un fort potentiel à explorer pour tout entrepreneur !

Si vous voulez allez plus loin dans la compréhension de la permaculture, Arte propose un supplément de 15 minutes. À ne manquer sous aucun prétexte.

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